COMPTE RENDU
Des mois que je n'avais rien mis, sans doute parce que je préfère mes photos qu'étaler ma vie, semblable en beaucoup à beaucoup.
Pour résumer ce qui s'est passé depuis la nuit Blanche parisienne et les 24h vélo, en quelques mots.
Je suis revenu en France pour quelques jours à Toussaint. 10 h de train au bas mot, très peu de temps, allers retours Bergerac/Bordeaux, beaucoup de monde à voir, des soirées des cafés et un peu de
boulot au milieu ( histoire de se donner bonne conscience)
A mon retour la vie belge a repris son cours. Cours et guindaille, excursions à Bruxelles. Et ce jusqu'à Noël. Evidemment j'ai aussi trouvé moyen de perdre mes clefs lors d'une soirée, clefs que
j'ai miraculeusement retrouvées; et si je n'ai pas pour la troisiemefois "perdu" mon portefeuille j'ai quand même eu des problèmes de carte bleue... dans un pays où les chèques appartiennent au
passé... on ne change pas une équipe qui gagne.
Outre un temps dégueu, novembre a aussi été le mois du Net : après une guerre sans nom on a fini par être relié à la modernité: internet! Finies les heures chez Bert's ( qui d'ailleurs a fermé, vu
le temps que j'y passais j'espère qu'il n'y a pas de lien, car je regrette leurs macarons framboise et leur thé sur le nil). Et bien sûr entre deux un peu de shopping!
Quant à décembre dernier mois d'une année mouvementée à tous les niveaux, c'est surtout le mois de Noël: j'ai découvert par hasard ( enfin hasard oui et non, je suis tombé dessus par hasard, mais
ca n'est pas un vrai hasard que des décorations de Noël à Noël) les décorations de Noël sur la Grand Place notamment : fabuleux spectacle de sons et lumières avec de somptueux éclairages de l'Hôtel
de ville, en rythme avec la Traviata de Verdi, le tout complété par des projections de motifs: en un mot, tout simplement unique.
A chaque fois que je suis allé à Bruxelles, je suis allé Avenue Louise à la SNCF pour avancer mon billet : prévu le 20, il passa au 18, puis au 14, même si ca m'a valu quelques échanges avec un
prof d'unif.
Et le 14, à 5h25 du matin, comme à Toussaint, me
voila avec une énorme valise dans les rues de Louvain la Neuve pour mon train (valise remplie à moitié pour rien car ne partant pas pour huit mois).
A mon arrivée , crevé, Laure m'a accueilli et nous avons du aller chez elle à pied, la grêve des transports en commun ayant un peu cassé mon euphorie du retour. Je maudis en passant les trottoirs
bordelais pas larges, sans plans inclinés, au pavés défoncés, avec des poubellestous les 20 mètres et des gens incapables de faire le moindre détour alors que vous êtes chargé ( encore que les gens
sont moins du ressort de la mairie que les trottoirs je reconnais). Puis comme à Toussaint mais sur deux semaines et quelques : d'abord Bordeaux chez Laure avec des soirées des diners des cafés des
déjeuners.
Puis Bergerac pour Noel où j'ai retrouvé ma famille.
Puis reBordeaux juste avant le reveillon du 31. J'ai aussi revu Anna ma polonaise . Même si je l'ai fait poireauter trois quarts d'heure à la terrasse du Régent, j'étais ravi de la revoir. Et le 2
janvier 2008, train pourla Belgique, train qui a été épouvantable . Au lieu de mettre cinq heures entre Bordeaux et Bruxelles on a mis sept heures car deux heures passés en rade dans un tunnel près
de CDG puis Gare de Lyon. Je précise aussi que je n'avais pas de place.... = strapontin.... ( après m'être fait dépouiller de mon siege par une picarde qui n'a même pas décroché un merci, c'est
vrai c'est dur)
Puis quatorze jours d'exams. Etant insomniaques ou presque pendant ce genre de periode, et celle ci durant deux semaines, les derniers jours ont été très dur. Ca s'est à peu près bien passé, mais
je me suis bien étalé au tout dernier oral.
Des le soir Valoches et dès 5h20 le lendemain après une petite soirée bieres spéciales chez les voisins re train et re-France. J'ai passé à nouveau un merveilleux séjour qui m'a fait beaucoup de
bien après la fin des exams, même si Pellegrin, dont l'ombre rôde dès que je mets un orteil en terre bordelaise, m'a gaché la fin du séjour. 20 ans et toutes ses dents dit on? Dicton menteur sous
peu!
BILAN A MI COURSE
Depuis je suis revenu en Belgique, mais ca a été un peu dur. Non que je ne me plaise pas, mais ma famille et ma vie Bordelaise mes manquent : amis sorties, grande ville, appart chouette. Bien sûr
j'ai rencontré des gens très simpas. Mais le mode de vie dans une ville étudiante comme celle ci ne me correspond au final pas des masses. Pas vraiment de lieux pour sortir hormis els fameux
cercles que j'apprécie de moins en moins. Quant à la vie urbaine, le foisonnement qu'on trouve dans une grande ville me manque. Et que dire du week end où la population subit une saignée et où les
vendredis et lundis le roulement des valises sur les pavés des rues piétonnes résonnent à longueur de temps? Le résultat de ses roulements de valise est simple : quasi la moitié des gens part : à
part les scoutts, reste plus beaucoup de monde! Comme a dit un copain "il ne manque à Louvain la Neuve rien hormis 500 000 habitants, je rejoins son constat... il ne manque pas grand chose.
J'aime sortir mais je préfère les bars simpas, les restos ou les pubs et certaines boites aux cercles étudiants. Non qu'il n'y ait pas d'ambiance, au contraire. Mais devoir mettre des fringues qui
ne risquent rien ( "tenue de guindaille") pour se trouver compressé dans la foule, à marcher sur des gobelets de biere plus ou moins vides ( le fond c'est pour le sol), ca me gâche un peu le
plaisir de sortie. Je sais que c'est annexe mais bon. Et puis je trouve à ces cercles quelque chose de quasi sectaire avec les habitués calottés, dur d'expliquer à ceux qui ne connaissent pas. Et
bien sûr inutile d'espérer grignotter ou boire autre chose que de la bière. Amis des cocktails passez votre chemin! Amis de la belle fringue, suivez ceux des cocktails!!^^ ( enfin c'est pas obligé
mais pour l'avoir fait c'est pas top le lendemain)
Pour les gens, pas de point négatif, j'ai rencontré des gens très simpas avec qui je pense m'entendre bien , ( bien que parfois je note un certain décallage...).
Bien que j'ai découvert une région del'Europe que je ne connaissais pas et qui vaut le détour ( Bruxelles est une superbe ville quand on prend le temps de s'y prommener), bien que j'ai rencontré
des gens simpas, j'ai quand même du mal. Je me rends compte, peut être que j'idéalise aussi un peu, que ma vie bordelaise normale est en fait super. Et encore une année j'ai la désagréable
sensation d'être entre deux, la troisieme consécuive. Je sais bien que la vie est faite d'évolutions et que rien n'est figé ( quoique j'aimerais des fois), mais là j'aspire à un tout petit
peu plus de stable et de durée que 9 mois là , 9 mois là etc. Bien que j'ai la chance d'etre parti hors de France ( contrairement à ce que d'aucuns peuvent penser, la Belgique est certes proche de
la France, mais ce n'est pas du tout la France) alors que beaucoup ne l'auront pas, j'avoue ne pas toujours savoir où j'en suis et j'en viens à penser de temps en temps à mon retour, tout en
sachant que quand j'y serais j'aurais le bourdon en pensant à l'heure où j'écris ces lignes...